Loups-garous de Thiercelieux : suite de l’article
Les débats diurnes : le cœur du jeu
Une partie de loups-garous révèle la psychologie des participants mieux que ne le ferait aucun autre jeu de société. Ce jeu d’équipe fait appel au « sens du sacrifice » des personnages qui devront être capables de « donner leur vie » pour faire triompher leur clan ! Les caractères les plus égocentriques s’accommodent souvent très mal de cette dimension du jeu qu’ils ne perçoivent même pas. Quoi qu’il advienne, ils persistent à jouer perso jusqu’au bout.
Dans ce jeu de tchatche, la manipulation, le bluff, la stratégie et le sens de l’observation font des merveilles. Pendant 30 minutes se déroule une véritable improvisation théâtrale : les timides sortent de leur coquille, les cabotins font leur show, les fins psychologues tirent les ficelles et les intuitifs dissimulent leur savoir pour mieux triompher ! Le plus important : tous s’amusent comme des enfants !
Les cartes spéciales : les pouvoirs des villageois
Certains villageois possèdent des pouvoirs déterminés par les illustrations symboliques de leur carte.
La voyante : chaque nuit, avant le tour des loups, elle se réveille à l’appel du MDJ et lui désigne la personne dont elle veut connaître l’identité. Forte de ce renseignement, elle essaiera de guider les villageois pendant les débats sans être démasquée par les loups.
La sorcière : elle possède pour toute la partie deux potions. Une mixture empoisonnée pour tuer pendant la nuit, si possible avec discernement ; et un fluide de vie qui ressuscitera le joueur tué par les loups. La sorcière peut se sauver elle-même.
Le chasseur : tué par les loups ou le village, il doit riposter immédiatement et tuer un joueur. Parfois, il vise très mal et prend un malheureux villageois pour un démon assoiffé de sang !
Cupidon : l’angelot joufflu tire deux flèches enduites du merveilleux poison de l’Amour. Ses deux « victimes » seront désormais liées à la vie à la mort. Si l’une d’elle meurt, l’autre ne peut y survivre. Un loup-garou et un villageois peuvent tomber amoureux l’un de l’autre. Ils jouent alors contre tous les autres, loups-garous et villageois. Devenus entité indépendante, leur but est de survivre et de gagner ensemble.
La petite fille : timide, discrète et malicieuse, elle aura le droit de « tricher » pendant la nuit et d’ouvrir légèrement les yeux pour espionner les loups. Malheur à elle si ceux-ci découvrent la supercherie : elle meurt immédiatement !
Anne Cayre